CINÉ-CLUB DE LA TRINITÉ – « LE PAIN ET LA RUE » ET « LE PASSAGER »

Quand : samedi 7 mars 2026 à 19h30
Lieu : salle paroissiale de la Sainte-Trinité 69, rue De-Lausanne
Entrée libre (âge suggéré dès 8 ans)
Programmé et animé par Bertrand Bacqué, enseignant en cinéma et diacre permanent.
La projection sera suivie d’un débat.
LES GRANDS FILMS DU XXE SIÈCLE
En 1995, le pape Jean-Paul II a demandé à l’Assemblée plénière du Conseil pontifical pour les communications sociales de célébrer le centenaire du cinéma. Cette année-là, ce même Conseil pontifical a élaboré une liste de quarante-cinq films, connue sous le nom de la « liste de films du Vatican ». Cette liste comporte trois grandes catégories, « Religion », « Valeurs morales » et « Art », avec chacune une liste de quinze films qui, selon les auteurs de la liste, s’expriment le mieux dans ces trois catégories. Dans le sillage de cette liste, nous vous proposons d’explorer l’œuvre du grand cinéaste iranien Abbas Kiarostami dans le cadre du Ciné-club de la Sainte-Trinité.
LE CINÉASTE
A mi-chemin entre Orient et Occident, tradition et modernité, fiction et documentaire, l’œuvre cinématographique d’Abbas Kiarostami (1940 – 2016) est l’une des plus importantes du XXe siècle.
Poète, photographe et cinéaste, il a fait ses premières armes dans la publicité avant de travailler pendant dix ans pour le KANUM (Institut pour le développement intellectuel des enfants et des jeunes adultes) dans le cadre duquel il réalise de nombreux courts et moyens métrages qui sont autant de fables morales.
La reconnaissance internationale viendra avec la « trilogie Koker » (Où est la maison de mon ami ?, 1987, Et la vie continue, 1992, Au travers des oliviers, 1994). Ten (2002) par son utilisation des petites caméras marquera un véritable tournant dans sa carrière. Nous parcourons l’ensemble de son œuvre en insistant sur ses principaux longs métrages.
LES FILMS
Le Pain et la Rue (1970, Iran, 10’) Un jeune garçon rentre chez lui après avoir acheté du pain. Dans une ruelle, un chien errant lui bloque le passage. Comme aucun passant ne s’arrête pour lui prêter assistance, il décide de tenter d’amadouer le chien en lui lançant un morceau de pain… Ce court-métrage est la toute première œuvre d’Abbas Kiarostami, qu’il considérait comme « la mère de tous ses films ».
Le Passager (1974, Iran, 74’) Un jeune adolescent de province, passionné de football décide de monter à la capitale pour assister à un match important. Avec l’aide de son ami, il fait l’impossible pour réunir l’argent nécessaire… C’est une œuvre fondatrice du cinéma d’Abbas Kiarostami sur l’obstination et les désillusions de l’enfance.
