
Personnages de la Salle Saint Jacques
En préambule
L’accrochage des tableaux et cadres-photos de cette salle ne s’est pas fait dans un souci d’exhaustivité chronologique et historique. Nous sommes partis des objets en notre possession pour élaborer un mur témoin du passage et de l’influence petite ou grande de personnages dans la vie de l’Église catholique romaine de Genève (ECR). Nous les avons disposés en ordre (presque) chronologique en partant de la gravure de Yolande de Savoie recevant l’ouvrage Rhetorica pour terminer avec la photo de la représentante de l’évêque et ses adjointes. Il s’agit de la ligne basse des cadres.
Comme l’ont fait remarquer plusieurs collaborateurs et collaboratrices de l’ECR, le manque de figures féminines était criant. Convaincus de l’importance du rôle des femmes à toutes les époques malgré la discrète ou absente reconnaissance qu’on leur a accordé, nous avons entrepris des recherches. Grâce à nos contacts bien informés (que nous remercions chaleureusement) et nos lectures, nous avons pu identifier, sans souci d’exhaustivité une fois encore, des personnalités féminines qui, chacune à leur manière, ont marqué l’Eglise catholique romaine de Genève de leur passage dans l’histoire. Vous trouverez la ligne de leurs noms colorés survolant les cadres anciens et nouveaux.
Bonne découverte !
1.Reine Théodelinde (?-500)
L’année de sa naissance n’est pas connue et sa mort est datée en l’an 500 environ. Elle est probablement noyée dans le Rhône avec son époux le roi burgonde Godégisel et leurs enfants à la suite d’une guerre fratricide avec Gondebaud.
On lui doit la fondation d’une église consacrée à saint Victor, un soldat de la Légion thébaine mort martyr. L’édifice, de forme ronde, fut construit à l’emplacement actuel de l’église russe à Genève. Symbole de la foi catholique définie par le Concile de Nicée en 325, cette édification veut s’opposer au courant théologique arien (Jésus est la plus haute créature de Dieu mais pas Dieu), jugé hérétique et témoigne de l’influence décisive de Théodelinde.
La reine fait venir la dépouille de Saint-Victor à Genève. Elle est installée cérémonieusement dans l’église en présence de nombreux évêques et prêtres. C’est un geste à portée à la fois politique et religieuse. Le culte des reliques prend de l’importance et la dévotion à ces signes matérialisant les croyances des fidèles participe à l’établissement du christianisme en Occident.
Source : biographie rédigée par Anne-Lydie Dubois dans https://100elles.ch/biographies/theodelinde/
2.Sainte Clotilde (476-545)
Fille de Chilpéric, roi catholique en Bourgogne, Clotilde sut garder la foi de son baptême dans un contexte empreint de croyances divergentes. Elle épouse Clovis, roi des Francs aux croyances païennes. Il l’écoute parler de Jésus-Christ sans pour autant se convertir mais permet la célébration du culte catholique en son palais.
A la bataille de Tolbiac, qui oppose les Francs et les Alamans, Clovis, voyant son armée en péril, s’écrie : « Dieu de Clotilde, donne-moi la victoire et Tu seras mon Dieu ! ». Son armée gagne la partie et Clovis se fait baptiser par saint Rémi à Reims. Toute la nation adopte la religion de son souverain et devient catholique.
Après le décès de Clovis, Clotilde se retire dans un couvent pour vivre de prières et de charité pour les plus nécessiteux. Elle meurt en 545 en présence de ses enfants.
Source : https://viechretienne.catholique.org/saints/1658-sainte-clotilde
3.Sainte Colette de Corbie (1381-1447)
Sainte Colette (fille du Charpentier de l’abbaye de Corbie en Picardie est attirée très tôt par la vie religieuse. Béguine (religieuse vivant en communauté sans faire de vœux), puis tertiaire de Saint-François vivant en ermite et finalement clarisse, Colette de Corbie, devant le laxisme des couvents, souhaite vivement revenir aux règles premières de son ordre : pauvreté personnelle et communautaire, jeûne perpétuel, silence et obéissance absolue. Elle fait édifier un couvent à Besançon, fonde ou réforme pas loin de vingt couvents, entre autres ceux de Vevey et d’Orbe, aidée du duc de Savoie, Amédée VIII, futur pape Félix V. Sainte Colette est vénérée à Genève dans le couvent des clarisses de Jeanne de Jussy (voir sa biographie ci-après)
Source : https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/018681/2020-01-20/
4.Duchesse Anne de Lusignan (1418-1462)
Née à Chypre, fille du roi Janus et de Charlotte de Bourbon, Anne se marie avec Louis, duc de Savoie ce qui conclut une alliance favorable pour les deux nobles maisons. Férue de littérature et d’art, elle emporte avec elle en Savoie de riches manuscrits enluminés et passe régulièrement commande de livres religieux délicatement ornés.
Anne et son mari sont régulièrement en déplacement et la ville de Genève représente pour eux un port d’attache. Ils logent à l’hôtel des dominicains proche de la Corraterie et auprès des franciscains de Rive (couvent démoli à la Réforme).. C’est là qu’Anne fonde une chapelle dédiée à Notre-Dame de Bethléem. Elle projette d’en faire le lieu qui accueillera le corps de son mari, le sien et ceux de leurs descendants après leur décès. Une autre chapelle est construite en son cœur afin d’accueillir le Saint Suaire, acquis par la Maison de Savoie.
Anne de Lusignan met au monde dix-huit enfants dont plusieurs meurent en bas âge. Elle est la belle-mère de Yolande de Savoie (voir sa biographie ci-après).
Elle décède au couvent des franciscains et est enterrée selon son vœu dans la chapelle de Notre-Dame de Bethléem. Une statue la représente en habit de franciscaine.
Sources :
biographie rédigée par Anne-Lydie Dubois dans https://100elles.ch/biographies/anne-de-lusignan/
Les femmes dans la mémoire de Genève : du XVe au XXe siècle
5.Duchesse Yolande de Savoie (1434-1478)
Fille de Charles VII, roi de France, et de Marie d’Anjou, Yolande épouse Amédée IX, duc de Savoie, fils de la duchesse Anne de Lusigan. Suite à la maladie puis au décès du duc, Yolande gouverne le duché de Savoie et assure la régence pour son fils Philibert Ier, Les guerres de Bourgogne et les convoitises des Suisses, du duché de Milan et de ses beaux-frères ne lui rendent pas la tâche facile pour protéger les intérêts de la Savoie et de ses fils.
Yolande fonde deux couvents de clarisses, à Chambéry en 1464 et à Genève le 30 avril 1476 rue Verdaine sur une de ses propriétés. Le couvent accueille 15 religieuses et resta actif jusqu’à la Réforme au moment du départ des sœurs pour Annecy.
Sources :
Bernard Andenmatten dans https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/020392/2020-01-09/
Edmond Ganter, Les Clarisses de Genève 1473 – 1535 – 1793
Sur ce tableau, Yolande de Savoie est représentée recevant de Guillaume Fichet, humaniste et théologien savoyard, un exemplaire de son ouvrage Rhetorica en 1471.
6.Monseigneur Pierre IV de la Baume (1477-1544)
Pierre de la Baume est le dernier prince-évêque de Genève, ville qu’il quitte définitivement en 1533 suite à la Réforme pour établir sa résidence à Annecy.
7.Dame Vicaire Sœur Pernette de Monloix (Châteaufort) (16e s.)
Dame Vicaire est une sœur clarisse du couvent de Bourg-de-Four. Jeanne de Jussie, sa consœur, dans sa chronique des événements politiques et religieux entre 1526 et 1535 à Genève, décrit abondamment le courage et la détermination de Dame Vicaire devant les manœuvres des autorités de la ville acquises à la Réforme.
« Dame Vicaire, dit le syndic, vous êtes bien arrogante, mais si vous nous faites mettre en colère, vous en ferons repentir. » Mère Vicaire se dresse droite sur ses pieds et dit avec grand courage : « Si vous touchez à nos personnes, je le supporterai pour l’amour de mon Dieu. Car pour la sainte foi, ni moi, ni ma compagnie ne voulons être fausses, car Notre-Seigneur veut que chacun le confesse devant les hommes… » (Extrait de « Le levain du calvinisme ou Commencement de l’hérésie de Genève »).
Elle devint abbesse après Louise Rambo en 1538 puis Jeanne de Jussie lui succéda.
Source :
Edmond Ganter, L’Église catholique de Genève
Jeanne de Jussie, Le levain du calvinisme ou Commencement de l’hérésie de Genève
8.Mère Jeanne de Jussie (1503-1561)
Clarisse au seul couvent de Genève occupé par des femmes à cette époque, Jeanne de Jussy vécut en une période troublée où la ville adopte la foi réformée. Instruite, on lui confie les écritures et la correspondance du couvent. Le journal des événements politiques et religieux entre 1526 et 1535 qu’elle laisse à la postérité est une source historique d’un grand intérêt. Cette « Petite chronique » sera publiée sous différents noms dès 1611 : « Histoire mémorable du commencement de l’hérésie à Genève » ou « Le levain du calvinisme ». D’après Anne Noschis, historienne et romancière, « Jeanne est à l’aise dans l’épique grand style, le merveilleux chrétien, la truculence du fabliau populaire, le lyrisme sentimental, le tragique macabre] ».
Malgré des pressions continues des autorités et des prédicateurs, toutes les religieuses (sauf une) restent fidèles à la foi catholique. On les laisse finalement quitter la ville à pied vers Annecy où elles sont accueillies et logées par le duc et la duchesse de Savoie. Jeanne de Jussie est choisie comme abbesse pour diriger le nouveau couvent jusqu’à sa mort.
Sources :
Liliane Mottu-Weber dans Les femmes dans la mémoire de Genève du XVe au XXe siècle, éditions Suzanne Hurter, Genève, 2005
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_de_Jussie#cite_note-7
9.Saint François de Sales (1567-1622)
François de Sales, né le 21 août 1567 dans une famille noble savoyarde, après l’obtention d’un doctorat en droit civil et droit canon, renonce à sa vie de gentilhomme et est ordonné prêtre.
Il s’efforce de ramener les protestants du Chablais à la confession catholique. Il rédige ou recopie des billets, en fait imprimer et les glisse sous les portes des lettrés. Il met en place un moyen de communication innovant et moderne pour l’époque. Figure de la contre-Réforme, il est nommé évêque de Genève en 1602 à Annecy. Cette ville restera sa résidence vu qu’un retour dans la Genève calviniste lui est impossible.
Il fonde avec la baronne Jeanne de Chantal l’ordre religieux de la Visitation Sainte Marie en 1610.
Homme de lettres, on lui connaît une abondante œuvre écrite. Deux livres sont particulièrement célèbres : « Introduction à la vie dévote » qui s’adresse aux grands débutants dans la foi, laïcs, et « Traité de l’amour de Dieu » qui, lui, se consacre au perfectionnement des dévots.
Canonisé en 1665, il est proclamé docteur de l’Église en 1887 et nommé saint patron des écrivains et des journalistes en 1923.
10.Sainte Jeanne de Chantal (1572-1641)
Jeanne-Françoise Frémyot nait à Dijon dans une famille de la noblesse de robe (magistrat). Son père la marie à Christophe de Rabutin, baron de Chantal, appartenant à la noblesse d’épée. Il décèdera accidentellement 10 ans plus tard. Dévastée par son décès, Jeanne s’en remet à Dieu, adopte un mode de vie austère tout en se consacrant à l’éducation de ses enfants. La rencontre avec François de Sales venu prêcher le Carême à Dijon est pour elle une révélation. Il devient son guide spirituel et bientôt s’ouvre devant Jeanne un nouveau chemin.
En 1610, elle fonde avec François de Sales et deux compagnes l’ordre de la Visitation à Annecy. Dès lors, elle se consacre à l’édification de nombreux monastères en France, tout en collaborant à la diffusion des écrits de François. Elle apportera également sa contribution à la pensée salésienne par ses propres écrits. A sa mort, on dénombre la fondation de 87 monastères de la Visitation.
11.Abbé Jean-François Vuarin (1769-1843)
Par ses talents d’organisateur fougueux, l’abbé Vuarin est considéré comme le restaurateur du catholicisme à Genève. Il a le souci des pauvres qui sont nombreux dans sa paroisse, la population catholique étant composée en grande partie de miséreux qui cherchent du travail à Genève. Il se préoccupe de l’éducation des enfants et fonde deux écoles, dont une sera tenue par les Filles de la charité envoyées de France. Il entretient une abondante correspondance et des relations soutenues avec des autorités politiques et religieuses toujours dans le souci de la sauvegarde des catholiques à Genève. Il est curé de Genève de 1806 à sa mort en 1843.
12.Sœur Benoît, Sœur Julienne et Sœur Joséphine (18e-19e s.)
L’abbé Vuarin, alors curé de Genève, veut en priorité fonder des écoles pour les enfants catholiques. Il a le projet de faire venir les Sœurs de la Charité de Saint Vincent de Paul pour lesquelles il a la plus grande estime. Mais la supérieure générale à Paris décline la proposition car beaucoup de sœurs sont envoyées soigner les blessés au front de la guerre d’Espagne. Les autorités genevoises et le conseil municipal refusent catégoriquement la venue de « nonnes dont la révolution du XVIe siècle nous avait heureusement débarrassés », mais acceptent la création des écoles et leur alloue une petite somme d’argent. L’abbé crée donc deux écoles, confiant l’enseignement à une maîtresse laïque et à un prêtre. Mais il ne renonce pas à faire venir les Sœurs de la Charité, qui finissent par céder. Providentiellement, l’abbé Vuarin trouve une maison à la Grand-Rue 11. Il la loue et l’aménage. Les trois premières sœurs, Benoît, Julienne et Joséphine, arrivent le 13 juillet 1810. Elles se présentent au maire qui les reçoit froidement, mais qui va changer d’attitude en lisant la recommandation de la mère de l’empereur Napoléon Bonaparte avec la signature de Sa Majesté elle-même.
Source : Abbés Fleury et Martin, Histoire de M. Vuarin et du rétablissement du catholicisme à Genève, 1861
13.Cardinal Gaspard Mermillod (1824-1892)
Fils d’un boulanger de Carouge, prêtre, évêque et finalement cardinal, Gaspard Mermillod marque de son empreinte non seulement l’Église de Genève mais également l’Église catholique dans son ensemble au XIXe siècle. Il s’engage avec ferveur pour la cause des catholiques à Genève. Il obtient un terrain du Conseil d’État où il projette d’élever une église. L’argent manque pour la construction. Il entame une tournée européenne de prédication pour récolter les fonds nécessaires. Notre-Dame de Cornavin est consacrée en 1857.
En vue de reconstituer une hiérarchie catholique dans les régions où elle avait été chassée par la Réforme, Pie IX ordonne l’abbé Mermillod évêque d’Hébron et auxiliaire de Mgr Marilley, évêque de Lausanne.
L’esprit du Kulturkampf (combat pour la civilisation contre l’obscurantisme ecclésial) empreigne et Mgr Mermillod par ses prises de positions tranchées en faveur d’une présence catholique romaine renforcée, est expulsé de Genève en 1873. Son exil en Savoie dure 10 ans et il est finalement installé à Fribourg comme évêque. Tout en étant conservateur, Mgr Mermillod s’engage pour les questions sociales. Il joue également un rôle dans la création de l’Université de Fribourg.
En 1890, il est nommé cardinal et quitte son siège de Fribourg pour Rome. Il meurt un an après à l’âge de 67 ans. En 1926, sa dépouille est rapatriée dans son église natale de Carouge.
Source : https://cath.ch/newsf/mgr-mermillod-un-eveque-a-geneve-fougueux-et-batailleur/
14.Mgr Etienne Marilley (1804-1889)
Évêque de Lausanne et Genève (1846-1879)
Originaire du canton de Fribourg où il effectue ses études et est ordonné prêtre en 1831, il est nommé directeur du séminaire, vicaire à Genève en 1839 puis curé en 1843. Le gouvernement genevois refuse cette nomination et l’expulse en an plus tard
Il est alors nommé coadjuteur de l’évêque de Lausanne et Genève, Mgr Tobie Yenni, et lui succède en 1846. Sous régime radical, il est expulsé et incarcéré au château de Chillon puis exilé en France d’où il administre son diocèse. De retour à Fribourg, 10 ans plus tard, Rome oblige Mgr Marilley à démissionner en 1879.
Source : Dictionnaire historique de la Suisse https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/009948/2024-03-20/
15.Mgr Joseph Déruaz (1826-1911)
Évêque du Diocèse de Lausanne et Genève (1891-1911)
Né à Choulex, prêtre dans le canton de Genève et Vaud, Joseph Déruaz travailla au développement des œuvres sociales. Respecté des milieux radicaux vaudois, il intervient pour régler la question de Genève par un transfert de l’évêque Gaspard Mermillod à Fribourg. Une fois évêque, il développe le réseau paroissial dans les régions à majorité protestante de son diocèse.
Source : Dictionnaire historique de la Suisse
https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/009766/2024-11-11/
16.Mgr Joseph-André Broquet (1830-1907)
Vicaire général et official de Genève (1883-1907)
Né à Chêne, Joseph-André Broquet étudie et est ordonné prêtre en France voisine. Il assure les fonctions de vicaire et curé dans différentes paroisses genevoises, en particulier celle du Sacré-Cœur. Il devient Vicaire général et official (juge au tribunal ecclésiastique) pour le canton de Genève. Très concerné par les conflits politico-religieux, à Genève, il publie abondamment sur les droits de l’Eglise et de l’évêque à Genève.
Source : Dictionnaire historique de la Suisse
https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/009666/2004-10-15/
17.Mgr André-Maurice Bovet (1865-1915)
Évêque de Lausanne et Genève (1911-1915)
D’origine fribourgeoise, André-Maurice Bovet, ordonné prêtre en …, est professeur au Collège Saint-Michel puis au Grand Séminaire de Fribourg qu’il dirigera.
Consacré évêque de Lausanne et Genève en 1912, il est actif dans l’amélioration des conditions matérielles du clergé, il participe à la fondation de l’Union romande des travailleurs catholiques (1913) et organise la Mission catholique suisse pour le secours aux prisonniers de guerre.
Source : Dictionnaire historique de la Suisse https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/009735/2004-05-04/
18.Madame Adélaïde Vuy (1853-1941)
Adélaïde est la fille de Jules Vuÿ, juriste, écrivain, historien et homme politique suisse. Originaire de Haute-Savoie, la famille Vuy est naturalisée suisse à Genève en 1829. Adélaïde, bienfaitrice d’œuvres pour les démunis, est érudite. Elle suit et participe aux travaux de son père sur l’histoire de la région genevoise ainsi que sur des personnalités comme en témoignent les archives du Vicariat de l’Église catholique de Genève. Elle semble avoir activement collaboré à la rédaction du livre de son père « La Philothée de Saint François de Sales : Vie de Madame de Charmoisy ». On trouve également des notes au sujet d’articles de journaux, de lettres anciennes ainsi que de la correspondance avec le Vicaire général de Genève Mgr Henri Petit au sujet du don de la bibliothèque de Jules Vuÿ au Vicariat.
Source : Archives du Vicariat de l’Église catholique de Genève, Maison diocésaine de Genève et Archives de l’État de Genève
19.Cardinal Louis-Ernest Dubois (1856-1929)
Archevêque de Paris
Dédicace apposée sur sa photo : « En hommage et en souvenir reconnaissant d’une gracieuse réception dans l’église du Sacré-Cœur de Genève le 25 septembre 1921. »
20.Pape Pie XI (1857-1939)
Légende du tableau : « Bénédiction apostolique accordée aux Croisés et Cadettes du Christ de Genève par Pie XI le 24 février 1937, à l’occasion du Jubilé Sacerdotal du Vénéré Fondateur de la Croisade Eucharistique à Genève, M. le Chanoine Henri Petit, vicaire général »
21.Abbé Henri Petit (1888-1962)
Vicaire général du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg pour le canton de Genève (1932-1956)
Il se distingua par sa contribution au développement de l’Action catholique, sa défense des valeurs du syndicalisme chrétien, ses homélies pour la radio et sa présence auprès des malades lors des pèlerinages à Lourdes.
22.Mgr Marius Besson (1876-1945)
Évêque de Lausanne, Genève et Fribourg (1920-1945)
Docteur ès lettres, féru d’histoire, l’abbé Besson enseigna à l’Université de Fribourg et coédita la « Revue d’histoire ecclésiastique suisse » et officia en tant qu’expert, membre de la Commission fédérale d’archéologie, aux fouilles de la cathédrale de Lausanne. Évêque de Lausanne et Genève en 1920 (et Fribourg dès 1924), il soutient l’Action catholique et le mouvement chrétien-social, aide de nombreuses œuvres missionnaires, devient consulteur de la Congrégation pontificale pour les Églises orientales. « Tout en gardant une attitude fondamentalement conservatrice, Mgr Besson participa, grâce à son rayonnement perbovetsonnel, à l’intégration des catholiques dans l’Etat fédéral et, par son renoncement aux polémiques confessionnelles stériles, à la paix entre les confessions. »
Source : Dictionnaire historique de la Suisse
https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/009728/2013-12-09/
23.Mgr François Charrière (1893-1976)
Évêque du diocèse Lausanne, Genève et Fribourg (1945-1970)
Né dans le canton de Fribourg, François Charrière, ordonné prêtre en 1917, accède à la tête du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg en 1945. On lui doit, avec Charles Journet, la fondation de la revue « Nova et Vetera ». Il crée l’Œuvre et le foyer Saint-Justin au bénéfice d’étudiants de pays émergents. Particulièrement engagé dans la question œcuménique, il participe à de nombreuses rencontres entre théologiens de différents pays lors de la préparation du Concile Vatican II. Il convoque également en synode diocésain en 1948.
24.Madame Josette Debarge (1896-1965)
Josette Debarge se distingue par son activité de médecin au sein des missions protestantes et catholiques du Cameroun. Sa famille issue de la bourgeoisie genevoise protestante est cultivée. Le père avait fondé et dirigé « La Semaine littéraire » parue de 1893 à 1927. Josette et ses sœurs se forment au Collège Calvin. Après un début à l’université en faculté des lettres, Josette opte pour la médecine. Son diplôme en poche, elle se spécialise en médecine tropicale à Paris et obtient le titre de médecin colonial. Elle entre en contact avec la Société des Missions Évangéliques de Paris qui l’envoie au Cameroun. Animée d’une foi profonde et forte d’un sens du service de son prochain, elle installe des dispensaires et effectue un grand nombre de consultations quotidiennes.
Josette écrit un ouvrage non seulement sur l’aspect sanitaire de son travail mais également sur ses observations de la vie autochtone, en particulier le rôle de la femme dans la société traditionnelle, et des effets néfastes de la colonisation.
Rentrée en Suisse au seuil de la deuxième guerre mondiale, elle se convertit au catholicisme, accompagnée par l’abbé Charles Journet, alors directeur de la revue catholique Nova et Vetera. Quelques années plus tard, elle reprend le chemin de l’Afrique, sollicitée par une fondation catholique. A son retour, elle entre chez les Sœurs de Jésus-Réparateur de Lyon et continue son apostolat de médecin missionnaire dans ce nouvel état de vie.
Source : Nathalia Tikhonov, dans Les femmes dans la mémoire de Genève du XVe au XXe siècle, éditions Suzanne Hurter, Genève, 2005
25.Mgr Marcel Bonifazi (1913-1980)
Vicaire général à Genève (1956-1975)
Il assura des fonctions paroissiales dans les cantons de Fribourg et Genève ainsi que qu’un poste d’aumônier diocésain de la JEC et régional pour la JOC.
26.Mgr Amédée Grab (1930-2019)
Évêque auxiliaire à Genève (1987-1995)
Évêque du diocèse Lausanne, Genève et Fribourg (1995-1998)
Né à Zürich, Amédée Grab grandit à Genève, suit le Collège Saint-Louis et termine une maturité chez les bénédictins d’Einsiedeln. Il fait ses vœux en cette abbaye, enseigne au collège ainsi qu’à Ascona. Animateur des réunions interdiocésaines du Synode 1972, il est nommé évêque auxiliaire du Diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg résident à Genève (1987). Sa nomination à Genève inquiète les protestants qui craignent de voir s’installer un nouveau diocèse dans la ville de Calvin. Son sens diplomatique et son entregent le font cependant rapidement accepter de tous les milieux. En 1995, il devient Évêque du Diocèse Lausanne, Genève et Fribourg et en 1998, il est envoyé à Coire pour succéder à Wolfgang Haas et mettre un terme au conflit diocésain. Nommé administrateur apostolique jusqu’à l’installation du nouvel évêque de Coire, il exerce par ailleurs, la fonction de président de la Conférence des évêques suisses (1998-2006) et du Conseil des Conférences épiscopales d’Europe (2001-2006).
27.S.S. Jean-Paul II
Né Karol Józef Wojtyła en Pologne en 1920, il décède en 2005
Pape de 1978 à 2005.
Le tableau a été réalisé par le peintre Théodore Stravinsky en 1980.
28.S.S. Benoît XVI
Né Joseph Aloisius Ratzinger en Allemagne en 1927, il décède en 2022.
Pape de 2005 à 2013 par renonciation.
29.S.S. François
Né Jorge Mario Bergoglio en Argentine en 1936, il décède en 2025.
Pape de 2013 à 2025
30.Mgr Pierre Farine
Pierre Farine, ordonné prêtre en 1965, occupe différents postes dans les paroisses diocésaines avant d’être élu Évêque auxiliaire du Diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg en 1996. Suite au décès de Mgr Genoud, évêque du diocèse, il assure l’intérim en attendant la prise de fonction du nouvel évêque, Mgr Morerod. Il remet sa démission au pape en 2015. Sa devise épiscopale est tirée de la première lettre aux Thessaloniciens (5,16): « Soyez toujours dans la joie ! »
Mgr Charles Morerod
Frère prêcheur dans l’ordre des dominicains, Charles Morerod est ordonné prêtre en 1988 à Genève. Aumônier à l’Université de Fribourg, où il obtient un doctorat en théologie, il enseigne 5 ans dans cette institution et finalement à l’Université pontificale Angelicum à Rome. En 2009, il est nommé secrétaire général de la Commission théologique internationale et recteur de l’Angelicum. La même année, le pape Benoît XVI l’avait nommé consulteur de la Congrégation pour la doctrine de la foi. En 2009, il est ordonné évêque pour le Diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, fonction qu’il exerce toujours à ce jour.
Mgr Alain de Raemy
Nommé Évêque auxiliaire pour le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg Alain de Raemy est ordonné le 11 janvier 2014 en la Cathédrale Saint-Nicolas, à Fribourg. Le 10 octobre 2022, le Pape François appelle Mgr Alain de Raemy à la charge d’Administrateur apostolique du diocèse de Lugano.
31.Madame Anne-Marie Hidber
Le 14 novembre 2001, l’Église genevoise vit une grande première : une laïque, Madame Anne-Marie Hidber, est nommée « déléguée épiscopale ».
La perspective du départ du délégué épiscopal Jean-Paul de Sury, incite le Conseil pastoral à réfléchir et à redéfinir le rôle et les nombreuses tâches liées à cette fonction.
Mgr Farine suggère alors de partager le poste entre un prêtre et une laïque qui aurait notamment la charge de la coordination des agents pastoraux laïcs.
Le poste est proposé à Madame Anne-Marie Hidber, une laïque bénévole engagée dans l’accompagnement des personnes âgées. Elle quitte sa mission à l’aumônerie de la Maison du Petit-Saconnex pour devenir à la fois vice-présidente du conseil pastoral cantonal et déléguée épiscopale aux côtés de l’abbé Matthey. Selon les deux cahiers des charges approuvés par le Conseil pastoral cantonal, l’objectif de ce ministère, est « d’assurer la responsabilité et la coordination de la charge pastorale de l’ECR avec l’évêque auxiliaire et avec son délégué épiscopal ». Madame Hidber occupe ce poste jusqu’en août 2009.
32.Pape Léon XIX
Né Robert Francis Prevost aux États-Unis en 1955.
Pape dès 2025.
33.Madame Fabienne Gigon
Représentante de Mgr Charles Morerod pour l’Église catholique de Genève depuis 2021, Fabienne Gigon est marié et maman d’un petit garçon. Son parcours la conduit des sciences biomédicales, en passant par le droit du vivant, à une formation en théologie. Elle est alors engagée dans différents services pastoraux et rejoint la Commission de bioéthique de la Conférence des évêques suisses, la Plateforme Interreligieuse de Genève en tant que déléguée catholique romaine et l’Armée suisse avec la fonction de capitaine aumônier.
Sœur Rossana Aloise
Adjointe de la représentante de l’évêque et aumônier à l’Université de Genève, Sœur Rossana a fait sa profession religieuse chez les Ursulines filles de Marie Immaculée.
Madame Carole Beytrison
Adjointe de la représentante de l’évêque et aumônier de prison, Carole Beytrison est consacrée dans l’Ordre des Vierges
Sans précisions de source, les informations biographiques sont tirées des archives et des livres du Vicariat général de l’Eglise catholique de Genève (actuellement Maison diocésaine). Elles sont parfois complétées par des détails provenant de sites internet d’intérêt historique.