
LE SENS DE L’AVENT
A l’occasion du premier dimanche de l’Avent, le 30 novembre 2025, nous vous proposons une réflexion de l’abbé Alain René Arbez. Le temps de l’Avent est une attitude, écrit-il.
Temps de l’avent : nos journées ne sont pas qu’enchaînement mécanique de jours sur un calendrier. Notre temps est habité. Nous nous préparons à un événement qui est lumière et joie pour tous, nous le célébrons à Noël.
Grâce à la Vierge Marie, la Parole de Dieu prend chair dans nos vies et dans notre monde.
Jésus ne dit pas que les gens étaient mauvais au temps de Noé avant le déluge : ils vivaient normalement, mais ils oubliaient la fragilité de la vie humaine, ils n’étaient pas ouverts au message de Dieu qui nous promet une vie plus intense auprès de lui.
Des fausses sécurités
Aujourd’hui, beaucoup ont encore de fausses sécurités : ils croient au progrès, ils ne voient que les biens matériels, ils se limitent à l’horizon terrestre, mais parfois, une catastrophe naturelle, une crise grave, des difficultés viennent rappeler que tout a un début et une fin, et que la dimension du Royaume de Dieu est importante pour rester en chemin vers le vrai bonheur et la vraie joie.
La venue du Seigneur dont nous parle l’Evangile n’est pas là pour nous faire peur, mais pour fortifier notre espérance lorsque nous ressentons la fragilité de notre condition humaine.
Restons attentifs à la venue du Règne de Dieu dont nous avons déjà des signes lorsque nous ressentons l’amitié de ceux qui nous entourent, sensible dans le regard des autres, mais aussi le souvenir des plus beaux moments de nos existences, la lumière de l’amour, du respect, de la compassion que nous avons pu rencontrer sur notre chemin.
Être en attente de la venue du Christ
Le temps de l’avent ne se limite pas aux 4 semaines avant Noël. C’est une attitude de notre cœur et de notre esprit envers Dieu et envers les autres qui doit se prolonger durant toute l’année. Être en attente de la venue du Christ comme quelque chose d’heureux qui va nous combler.
Que ce temps de l’avent fasse grandir en nous cette attente du Royaume de Dieu et prépare nos cœurs à la rencontre définitive avec le Christ et avec ceux que nous aimons.
Abbé Alain René Arbez, novembre 2025
Photo : Godong
