Faire un don
Vous êtes iciAccueil > Toutes les actualités > TÉMOIGNAGE : COMMENT VIVRE LA FOI AU TEMPS DU CORONAVIRUS ? (4)

TÉMOIGNAGE : COMMENT VIVRE LA FOI AU TEMPS DU CORONAVIRUS ? (4)

Messes publiques suspendues, rencontres en paroisse annulées… Comment vivre la foi au temps du coronavirus ( COVID-19) ? Nous vous donnons la parole avec une série de témoignages. 

Rencontre avec la famille Leidi.

« Je m’appelle Maria, je suis mère de famille, je suis d’origine tessinoise, j’ai fait mes études à Genève et pendant l’université j’ai rencontré mon mari qui est aussi tessinois. Il est médecin. Nous avons maintenant 6 enfants et pour cette raison je suis mère au foyer.

Qu’avez-vous ressenti à l’annonce de l’évêque de fermer les églises ?

La première chose qui m’a impressionnée à l’annonce de Mgr Morerod, c’est que j’ai réalisé que la situation liée à cette épidémie était vraiment sérieuse. Ce qui m’a frappée dans sa lettre c’est quand il a parlé de communion de désir. Je ne connaissais pas la communion de désir, j’ai trouvé impressionnant que le Seigneur trouve le moyen de nous rejoindre là où on est.

Comment avez-vous vécu votre foi pendant le confinement ?

Cette situation a accentué la perception de ma limite, de tous les points de vue. Je me suis retrouvé avec six enfants à la maison sans école et avec mon mari, qui est tout de suite tombé malade de COVID 19, en isolement. J’avais tellement de choses à faire que mon impuissance est ressortie de façon évidente. Je n’avais pas la possibilité d’« entretenir » ma foi comme souvent l’on pense faire, la prière était difficile et je n’étais pas très lucide pour lire un texte par exemple ou pour réfléchir. Mon néant était évident et du coup la question dramatique : « soit Tu viens Seigneur, soit il n’y a pas de solution ». Je ne pouvais pas prendre l’initiative, c’était donc l’occasion de vérifier si c’est vrai que l’initiative n’est pas la nôtre, mais la Sienne.

Un jour mon mari m’a fait lire un mail qu’il avait reçu, où un ami commun décrivait la situation existentielle dans laquelle il s’était trouvé avec cette épidémie. Il disait qu’autrefois il y avait des moments définis comme quand on regarde une ville et on aperçoit les différents bâtiments, mais que maintenant l’horizon se dessine toujours plus comme celui de la mer ouverte et que nous nous retrouvons pèlerins comme le peuple de Dieu, et ainsi nous comprenons que le seul point de repère est la présence de Dieu qui nous guide. Je me suis complètement retrouvée dans sa description de la mer ouverte, c’était mon sentiment aussi, et même si je ne vivais pas sa certitude, ce n’était plus possible pour moi de vivre ce sentiment sans me rappeler de la façon dont lui il le vivait. J’étais frappé que le Seigneur ait pu me rejoindre dans un mail qui ne m’était même pas adressé !

Comment avez-vous pu maintenir des rituels religieux durant cette période ?

Nous avons suivi les messes du Pape.

Un moment qui m’a beaucoup touché a été la prière du Pape le soir du 27 mars dans la place Saint Pierre déserte, quand il a parlé des disciples qui disent à Jésus dans la mer en tempête : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » et qu’il disait que Jésus, lui, plus que personne, tient à nous. J’étais très fatiguée ce soir-là, mais de fait, un ami nous a dit de ne pas le perdre et mon mari a installé l’ordinateur, du coup j’étais là. Encore une fois, ce n’était pas en premier lieu mon initiative, mais quelqu’un m’a invitée à le faire. Souvent j’ai pensé à cette phrase « cela ne te fait rien », parce qu’elle surgit en moi, et au commentaire du pape.

C’est par des choses comme ça que ma foi a pu grandir dans cette période, aussi à travers des témoignages, des appels. Ce sont des initiatives qui ne sont pas les miennes.

Quelqu’un m’a dit : « ce n’est pas moi qui crée la présence du Seigneur dans ma vie, la seule action que l’on peut faire, c’est celle de l’accueillir », moi qui suis souvent sans une réelle conscience de moi, devant l’initiative d’un Autre, je me retrouve à nouveau présente à moi-même.

Comment avez-vous vécu cette Pâques ?

C’était particulier parce que le confinement s’est passé pendant le temps de carême et du coup la conscience de notre besoin d’être sauvé était plus accentué que d’habitude. Pendant la semaine sainte, nous avons suivi les gestes du Pape et le Vendredi saint, pour vivre le chemin de croix en famille comme celui du Pape était le soir, nous avons cherché des textes et des images pour partager ce moment avec les enfants. Le jour de Pâques, on avait la tristesse de ne pas être avec les grands-parents, mais avec toute l’attente grandie pendant le carême, c’était un moment très beau plein de reconnaissance.

Avez-vous ressenti la présence de l’Église pendant cette période ?

Nous l’avons vécue par la présence du mouvement Communion et Libération. C’est un vrai accompagnement, qui nous a aidés à regarder la réalité telle quelle est et à nous en laisser défier. Nous avons beaucoup témoigné réciproquement notre expérience, en utilisant les moyens à disposition. En suivant les messes du Pape, sa présence nous a été aussi de grande compagnie.

Qu’est-ce que vous aimerez retrouver à la sortie de la crise sanitaire ? 

La messe bien sûr et les sacrements, mais je n’ai fait aucune pression sur l’Église pour qu’elle reprenne à tout prix les célébrations, car on vit ensemble ce que le Seigneur nous donne. J’ai beaucoup d’estime pour l’Église qui a eu la prudence de suspendre les célébrations sans tarder. C’est un amour aux personnes qui a été témoigné par cette décision, comme l’évêque l’affirme dans sa lettre.

SD&C, mai 2020

 Pascal Deloche / Godong

Continuons ensemble à œuvrer
pour nos prochains :

Apporter mon soutien

découvrez aussi...
Pas encore inscrit(e) à notre newsletter ? Ne ratez aucune actualité ni aucun événement à venir
Inscrivez-vous à la Newsletter !
Intentions de prière
21/02 ─ Viktor Je viens vous prié pour ma maman qui est à l'hôpital elle respire mal et son cas s'aggrave je vous demande de prié pour elle afin qu' elle guérisse rapidement et complètement je vous remercie par avance amen418/02 ─ Isabelle Pour mon petit-fils Malo, 4 mois à qui on vient de poser le diagnostic de Syndrome de Claude Bernard Horner. Ma fille Emilie est en détresse. On attend une irm pour savoir s'il y a une tumeur. Seigneur , je te confie Malo et des grâces de force et de courage pour ses parents.218/02 ─ Angela Seigneur aide moi. Je me sens perdue , épuisée et j'ai perdu le goût de vivre. Je n'ai plus confiance en moi et je fais des crises d'angoisses... donne moi la force de dépasser ce moment. et pour mon ami et ma fille ... que je ne perde pas mon travail et que je rembourse mes dettes 217/02 ─ Josué Seigneur, je te prie d'illuminer, accompagner et guider dans ta gloire l'âme de Marcela. Personne de grand bonté, qui laisse des merveilleux souvenirs dans mon esprit et de tous ceux qui l'ont connu. Amen217/02 ─ JACOB MARCEL Pour la paix EN COTE D'IVOIRE que la lumière du christ nous éclaires toutes notre vie et la réussite dans nos études. AMEN216/02 ─ Loic Intention de prière pour ma grand-mère Catalina Hernandez, qui aura une opération ce vendredi 19 février au Mexique. Mon Jésus, avec mes parents, mon grand-père, mes oncles et mes tantes, nous prions pour que son cancer soit guéri et qu’elle trouve sa belle voix. Amen. 512/02 ─ Claude Syntyche Mignon J'implore la miséricorde de Dieu dans ma vie, que Dieu prenne le contrôle de ma vie. Et qu'il m'aide dans tout ce que je prends comme décision et objectif à atteindre. Qu'il me bénisse encore et encore. Je lui donne mes dossiers aussi entre ses mains, qu'ils aient une suite favorable partout où je les ai déposées. 208/02 ─ Hermès J'implore la miséricorde du Seigneur pour la guérison de mon corps et que le Seigneur dans sa tendresse me delivre de toute infirmité corporelle. 905/02 ─ Flo Seigneur Tout-Puissant je vous en supplie, sortez-moi de cette situation infernale dans laquelle je me trouve, par grande naïveté et bêtise, et retablissez-moi je vous en supplie urgemment dès à présent, je ne peux continuer comme cela, je m'en veux tellement à vouloir être trop gentil et naïf et ne pas blesser, j'ai détruit ma vie.602/02 ─ André Pour que je sache rembourser rapidement tous mes crédits, dettes, factures, impôts, taxes, frais médicaux, paramédicaux, médicamenteux et que ma famille Anaïs, Alexandre, Tatsiana et moi André, nous revivions dans l'abondance financière, matérielle et spirituelle. 5