
Journée mondiale des réfugiés du 20 juin 2026 : l’anglais pour reconstruire des vies
À l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés du 20 juin, Jesuit Worldwide Learning ( JWL), organisation jésuite basée à Genève, publie avec Cambridge University Press & Assessment une étude sur l’impact de l’enseignement de l’anglais auprès de personnes réfugiées ou vivant en marge de nos sociétés.
Depuis dix ans, JWL – Jesuit Worldwide Learning – oeuvre depuis Genève pour faciliter l’accès à l’enseignement supérieur de jeunes vivant en marge de nos sociétés à travers le monde, notamment dans les camps de réfugiés. A cette fin, l’organisation a développé un partenariat solide avec Cambridge University Press & Assessment afin de faciliter l’accès à l’apprentissage de la langue anglaise qui constituent bien souvent un point de départ et un tremplin. Et ce dans le but de favoriser un meilleur avenir pour les réfugiées, affirme JWL dans un communiqué publié à Genève.
32’000 étudiants répartis dans plus de 30 pays
Depuis son lancement en 2017, quelque 32’000 étudiants – dont une majorité de femmes et de jeunes filles – ont suivi le programme Global English Language (GEL) dans une centaine de centres d’apprentissage répartis dans plus de 30 pays.
« JWL soutient celles et ceux dont l’accès aux études est compromis par des situations de crise, grâce à des programmes d’enseignement supérieur de qualité, proposés en formation hybride (blended learning) dans des régions touchées par des conflits, des déplacements forcés ou d’autres contextes fragiles. L’apprentissage de l’anglais y joue un rôle central, car il facilite l’accès à l’enseignement supérieur, élargit les perspectives professionnelles et favorise les échanges interculturels à l’échelle locale comme internationale », elqiue le communiqué.
Le rapport
Le nouveau rapport publié par Cambridge University Press & Assessment et Jesuit Worldwide Learning montre en effet comment l’apprentissage de l’anglais aide les personnes déplacées
Parmi les principales conclusions de l’étude :
- Neuf apprenants sur dix déclarent que l’apprentissage de l’anglais a amélioré leur vie, et plus de la moitié d’entre eux font état d’un impact positif significatif sur leur parcours personnel et leurs perspectives professionnelles,
- 81 % des apprenants considèrent que l’apprentissage de l’anglais a également eu des effets bénéfiques sur la vie des membres de leur communauté,
- Plus de sept apprenants sur dix indiquent que les cours ont contribué à améliorer leurs perspectives d’emploi ou leur développement professionnel,
- 90 % des apprenants affirment que l’apprentissage de l’anglais avait renforcé leur confiance dans leur capacité à interagir avec d’autres personnes en anglais.
- Au Kenya, bien qu’elles représentent 51 % des personnes inscrites au programme, les étudiantes étaient deux fois moins susceptibles que les étudiants de terminer les trois niveaux du programme GEL.
- Face à ce constat, JWL s’efforce d’élargir l’accès au programme GEL auprès des jeunes filles scolarisées dans le secondaire (lycéennes) et a recruté davantage d’enseignantes afin d’améliorer les taux de rétention et de réussite.
Des vies transformées
« Ce qui m’a le plus marquée au cours de cette étude, ce sont les efforts extraordinaires que ces personnes déploient et les risques qu’elles prennent simplement pour assister à un cours d’anglais », affirme Dr Brigita Séguis, responsable de l’évaluation d’impact chez Cambridge University Press & Assessment. « Les participants ont raconté avoir marché pendant des heures sous une chaleur accablante, fait de l’auto-stop ou traversé des montagnes à pied, souvent au péril de leur sécurité. Malgré ces difficultés, beaucoup ont confié qu’ils referaient le même choix en raison des perspectives qu’offre la maîtrise de l’anglais ».
Pour Francesca Woodward, directrice générale mondiale de l’anglais chez Cambridge University Press & Assessment, « soutenir l’accès à l’éducation des personnes déplacées doit constituer une priorité mondiale. La résilience et la détermination dont font preuve ces apprenants d’anglais dans des circonstances aussi difficiles sont une véritable source d’inspiration.
« Pour les personnes déplacées, et en particulier pour les femmes, le programme Global English Language de JWL constitue une véritable bouée de sauvetage. Il leur apporte de l’espoir et leur ouvre la perspective d’un avenir meilleur », souligne enfin Susanna Ablewhite, directrice du programme Global English Language de Jesuit Worldwide Learning.
L’objectif du programme ne se limite pas à la réussite individuelle. Il vise également à renforcer les communautés locales. Les étudiantes et étudiants acquièrent des compétences qui leur permettent de reconstruire leur vie tout en contribuant au développement de leur communauté.
Basée à Genève, JWL est une oeuvre de la Province jésuite d’Europe centrale. JWL s’apprête à fêter ces dix ans de présence à Genève à l’automne 2026, avec plusieurs évènements. Informations à venir.
Com/SD&C_ECR, juin 2026
Credit image JWL
Lien vers le communqué et le rapport
