
Départ à la retraite: Merci Liliana !!
Après 35 années au service de l’ECR, Liliana Buendia, aide-comptable à la Maison diocésaine, s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre de sa vie pour profiter d’une retraite bien méritée, selon l’expression consacrée !
Durant toutes ces années, Liliana s’est distinguée par son dévouement sans faille, son caractère bien trempé 😉 et son sens profond de l’accueil. Si elle a œuvré en comptabilité, c’est aussi à la réception qu’elle a trouvé son bonheur, là où le contact humain, l’écoute et la bienveillance prennent tout leur sens.
Toujours disponible, elle a su créer du lien bien au-delà de ses missions professionnelles : que ce soit autour de repas généreux, d’apéritifs chaleureux ou encore de son fameux pisco sour, elle a rassemblé les équipes avec cœur et générosité.
Nous la remercions sincèrement pour tout ce qu’elle a apporté et lui souhaitons une retraite remplie de joies, de projets et de belles découvertes. Et un bon voyage dans son Pérou natal ! Avant son départ, nous l’avons rencontrée pour un entretien.
ENTRETIEN AVEC LILIANA BUENDIA
Comment abordes-tu cette nouvelle étape de la retraite ?
Avec beaucoup de joie. Je me réjouis énormément, car j’ai plein de projets.
J’ai commencé à tenir un petit cahier dans lequel je note tout ce que je souhaite réaliser. C’est une amie déjà à la retraite qui m’a donné cette idée. Elle m’a dit que certains rêves ne se réaliseront peut-être jamais, mais que ce n’est pas grave. L’important, c’est de continuer à en avoir et de les noter. Cette démarche m’aide à voir la retraite comme un nouveau départ.
La première chose que j’ai notée, c’est partir au Pérou pour voir ma maman. Aujourd’hui, j’ai du temps, alors je vais y rester plusieurs mois. J’ai même pris un billet aller simple. Je veux profiter pleinement de ma maman et ne pas avoir de regrets. Ensuite, je commencerai à concrétiser les autres projets de mon cahier.
Qu’est-ce qui t’a donné envie de t’engager au service de l’ECR ?
Je viens d’une famille catholique pratiquante et, au Pérou, l’Eglise catholique a toujours occupé une place importante dans ma vie. Il y avait beaucoup d’activités pour les enfants et les jeunes, et j’aimais m’engager.
Quand je suis arrivée à Genève en 1982 avec ma sœur, nous ne parlions pas la langue et nous ne connaissions presque personne. La communauté catholique hispanophone nous a tout de suite accueillies chaleureusement. C’était un repère très important pour nous. Nous faisions également du bénévolat à la paroisse du Grand-Lancy, le quartier où j’habitais à l’époque.
Plus tard, ma sœur, qui travaillait déjà au Vicariat, m’a proposé pour un poste comme Opératrice de saisie. J’ai été acceptée. J’ai demandé de travailler à mi-temps, ce qui me permettait aussi de m’occuper de mon fils Benjamin. Je me souviens que le Secrétaire général de l’époque, M. Paul Morand - un homme réservé mais avec un grand cœur – avait accepté ma demande avec beaucoup de respect. Il m’avait dit : « Quand la famille va bien, les gens travaillent bien. » J’ai apprécié cette « philosophie de l’équilibre » et cette confiance m’a donné encore plus envie de m’investir dans mon travail.
Quels souvenirs ou rencontres t’ont le plus marquée ?

Liliana avec le Secrétaire général de l’ECR, Frédéric Colleoni.
J’ai fait beaucoup de belles rencontres, mais celle avec Mgr Amédée Grab m’a particulièrement marquée. C’était un homme discret, mais très profond.
Il a préparé et célébré mon mariage, baptisé mes enfants, Benjamin et Alexandra, et m’a accompagnée dans des moments difficiles. Cela m’a toujours énormément aidé de me sentir soutenue. Grâce à lui, je me suis sentie à ma place dans l’Église.
Je garde aussi de très bons souvenirs des moments partagés en équipe, comme lors de la mise sous pli du Courrier pastoral avec Gladys Théodoloz. On discutait des articles, on riait, et il y avait toujours une belle ambiance… et comme cadeau les excellents croissants aux amandes de chez Auer apportés par Madeleine Durieux, la secrétaire de Monseigneur. Après l’effort, le réconfort!
Un moment particulièrement plus difficile a été lorsque j’ai dû enregistrer le décès de ma nièce dans la base de données. Cela m’a beaucoup marquée et sensibilisée à un aspect particulier de mon travail : celui d’enregistrer les décès. Depuis, je suis encore plus attentive à effectuer ces démarches rapidement, afin de ne pas blesser les familles en envoyant un courrier à une personne décédée. La foi m’a toujours aidée à traverse les épreuves difficiles.
Qu’as-tu le plus aimé dans ton rôle au quotidien ?
C’est le contact avec les gens : mes collègues, les visiteurs, les prêtres, les agents pastoraux laïcs… tout le monde ! J’ai aussi toujours veillé à ce que les comptes soient justes et à jour., une priorité pour moi.
Les échanges m’ont beaucoup appris. J’aime la proximité avec les personnes, le fait d’écouter, d’aider et d’être présente pour les autres. Pour moi, l’accueil est un lieu essentiel de rencontre.
Quel regard portes-tu sur les évolutions au fil des années ?
J’ai connu plusieurs responsables et différentes façons de travailler. Il y a eu plusieurs secrétaires généraux, M. Morand, M. Regad, M. Thorimbert, M. Pittet, et maintenant Frédéric Colleoni, ainsi que différents évêques : Mgr Grab, puis Mgr Farine. Ensuite sont survenues les nominations du vicaire épiscopal, l’abbé Pascal Desthieux, et de la représentante de l’évêque, Mme Fabienne Gigon.
J’ai donc appris à travailler de différentes façons. Chacun a apporté sa manière de faire, mais j’ai toujours ressenti leur engagement sincère pour l’Église.
Nous avons aussi déménagé du Vicariat en Vielle Ville à la Maison diocésaine en 2024.
L’ECR a beaucoup évolué : l’équipe s’est agrandie, de nouveaux rôles et postes ont été créés, notamment avec les agents pastoraux laïcs. Avant, il y avait davantage de prêtres.
Parfois, à la réception, des personnes appellent pour des funérailles ou d’autres demandes et souhaitent voir ou parler avec un prêtre. Il faut alors expliquer que les agents pastoraux laïcs sont des professionnels formés et qu’ils peuvent aussi répondre à leurs besoins et demandes.
Lorsque l’on prend le temps de parler avec les personnes, même celles qui sont fâchées, la plupart finissent par se calmer. Et parfois, elles demandent même un QR-Facture pour faire un don à l’Église!
Il y a aussi eu l’arrivée d’internet, qui a changé la manière de communiquer. Avant, les gens se déplaçaient davantage et il y avait plus d’échanges directs.

Liliana entourée de quelques collègues et amis avant son départ
Les temps changent et je pense que l’Église fait de son mieux pour s’adapter. L’important, c’est de rester ouverts.
Quel message aimerais-tu transmettre ?
J’aimerais que les valeurs de l’Église catholique restent au centre de tout. L’administration est au service de la pastorale. Sans cela, il n’y a pas vraiment de sens. Il est important de garder cela à l’esprit dans notre travail quotidien.
Un grand MERCI à toutes les personnes qui ont croisé mon chemin et un immense merci à ma famille, Guy, Benjamin, Alexandra, Arianne-Elodie qui m’ont toujours soutenu !
SD&C-ECR, avril 2026
